Mots barbares

Voici un lexique pour mieux comprendre le vocabulaire utilisé. Bien des ouvrages de référence vous donneront la définition des mots barbares fréquemment utilisés, notamment pour l’Holacracy ou « Holacratie » en français. Pour les mots suivis d’un *, vous trouverez la définition officielle dans la Constitution de l’Holacracy, ainsi que dans la bande dessinée très bien réalisée par IGI partners.

Les définitions que je donne ci-dessous sont celles que j’utilise en général pour vulgariser un jargon parfois inaccessible. Elles sont par définition incomplètes voire inexactes pour les puristes. C’est donc un parti pris afin de rendre ces « mots barbares » plus compréhensibles.

encoder l'organisation

Encodage* : action qui consiste à décrire les rôles existants dans l’organisation. C’est une phase particulièrement intéressante car elle permet de mettre en plat toute la structure existante et de mettre en exergue les rôles superflus, ou les doublons. Elle ouvre une seconde phase qui sera celle de la rationalisation des rôles, c’est-à-dire leur regroupement et la fusion éventuelle de rôles similaires. L’encodage doit se faire dans un outil accessible à tous, et en toute transparence.

organisation cellulaire

Holacracy* (mot anglais, ou Holacratie dans sa version francisée) : technique récente de gouvernance des organisations (entreprises, associations…) qui vise à instaurer une système agile, transparent, dynamique et responsabilisant. L’Holacracy apporte un cadre à la « libération » de l’entreprise avec des processus rigoureux. L’Holacracy ne prétend pas gérer la vie de l’entreprise, elle s’occupe de la gouvernance, c’est-à-dire la manière dont les décisions sont prises et les tensions traitées dans l’organisation. Ceux qui ne l’ont pas pratiqué ou très peu y voient un carcan rigide. La pratique montre au contraire qu’elle libère.

Rechercher le pourquoiRaison d’être* : la raison d’être d’un rôle ou d’une organisation, est le « pourquoi » de son existence. La constitution (article 1.1) la définit comme : « une capacité, un potentiel ou un but inaccessible que le Rôle va poursuivre ou manifester au nom de l’Organisation ». D’une manière plus philosophique, il faut répondre à la question : Qu’est-ce qui manquerait « au monde » si ce rôle ou cette organisation n’existait pas ? La raison d’être s’exprime de manière simple et vise idéalement le résultat qu’on souhaiterait atteindre, ou ce que ce rôle va apporter. Ex: pour le rôle formation, la raison d’être pourrait être « des associés bien formés » voire encore « des associés toujours au top de leur expertise »… A vous de trouver la bonne formule. Cette phase de détermination des rôles et de leur raison d’être est essentielle à la construction de votre organisation. Elle en est le fondement.

leurs attendus

Redevabilité* : c’est ce que les autres attendent de vous dans votre rôle. Par exemple, si vous êtes en charge de la veille technique, les autres attendront que vous publiiez les news sur un support et une périodicité à définir. Une redevabilité est donc un obligation qui s’impose à vous à la demande des autres. Elle doit être explicite, c’est-à-dire clairement décrite pour éviter toute ambiguïté. Lorsque l’on démarre la rédaction des rôles, un certain nombre de personnes veulent tout de suite coller des redevabilités, par habitude. Je vous le déconseille afin de ne pas surcharger le descriptif. Les redevabilités viendront des tensions et ne seront rédigées que si réellement il y a un besoin. Pas de surenchères au risque de rendre votre organisation illisible dès le démarrage… ça serait dommage !

Rôles* : comme dansRôle dans l'organisation un jeu ou au théâtre, c’est ce qu’une personne doit réaliser comme travail. Une personne peut occuper plusieurs rôles. Un rôle est moins large que la fiche de poste répandue dans nos organisations, et est plus large que les tâches qui sont parfois listées dans ces fiches de poste. Par exemple, en tant que Manager d’un département technique, j’occupe à la fois des rôles : technique (une expertise donnée), commercial (quand je participe à la phase de prospection), RH (pour les entretiens annuels, le recrutement, les augmentations), ou encore financière (préparation et suivi budgétaire). Ces rôles sont définis de manière explicite dans un support visible de tous. Ils doivent remplir plusieurs caractéristiques : la raison d’être de ce rôle, un domaine propre si nécessaire, des redevabilités (cf ces définitions – art. 1.1 de la Constitution). L’organisation sera composée de très nombreux rôles. Selon la taille et la nature de l’activité, on pourra y trouver de 100 jusqu’à 500 rôles différents.